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l’attente de la réalisation et de la satisfaction du désir, qui n’arrive jamais, renvoie l’individu à la vanité de sa condition et maintient ses aspirations dans le vide.

dès lors, il se demande comment « occuper sa vie » (voire « la réussir ») puisqu’il se retrouve confronté à la vanité de ses désirs : vivre devient faire une expérience sans objet, dans l’ennui. vivre devient survivre, puisque l’homme moderne n’est réduit qu’à cela ; même sa conscience de la mort a été aseptisée.
le refus de mourir engendre l’instinct de survie, lequel engendre à son tour la volonté de s’occuper, de fuir l’instant ou de le vivre dans toute son intensité : on fait « comme si » ! on se joue la mauvaise jeu sartrienne, un jeu dont l’absurdité ne nulle part, comme sisyphe remontant sans cesse son rocher.
ce « jeu-survie » est semblable au habèl (« fumée », « vapeur « , « haleine »…) dont il est question dans la bible. d’autant que le monde est devenu une machine à produire ces habèls. personne ne nous contraint à en produire, mais nous nous les infligeons malgré nous, dans un monde hyper-organisé.
l’homme fait de ce monde une maya (de plus en plus virtuelle) et en devient lui-même un habèl dans un habèl, chacun nourrissant l’autre.

une minute de temps additionnel

2003
vidéo (7 min)

versus

2004
vidéo (5 min)